Immigration
Concernant le point souvent mis en avant concernant le problème avec la religion musulmane et notamment les débordements qu’elle est sensée porter en elle. Pour ma part, j’ai de nombreux amis musulmans qui vivent dans le respect de leur foi et ne rêvent pas de révolutionner la société française pour soit évangéliser les masses, soit imposer la « loi » musulmane. Être croyant, respecter l’esprit d’une religion, n’est pas la même chose que de l’appliquer dans sa version intégriste. Qui, sinon les français, sont capables de comprendre cela ? Nous avions une religion d’état, ce n’est plus le cas depuis l’établissement de la loi sur la laïcité, cependant la religion chrétienne est pratiquée et ce n’est pas pour cela que tous les chrétiens de France appliquent l’intégrisme chrétien, ni même tous les principes de la religion…
En outre, le principe de laïcité et son application nous donnent toutes les armes pour lutter contre tout intégrisme comme nous l’a montré l’histoire et la lutte contre l’intégrisme chrétien en France. Même si celui-ci se manifeste encore dans notre société, même au sein de programmes de partis politiques par la tentative d’interdire l’avortement ou celui de vouloir rendre à la femme son domaine domestique, de considérer l’homosexualité comme une maladie, de rendre plus difficile l’accès à la contraception, de plaider pour un modèle familial chrétien où l’acte de chair doit être réservé à la procréation, il reste relativement muselé.
Ceci ne relève donc pas d’un problème d’immigration, mais de l’application du principe de laïcité qui trouve sa justification dans une volonté de paix sociale et son application identique à toutes les religions et anti-religieux.
Concernant le lien établi à tort entre immigration et délinquance et qui semble, lorsqu'on l’aborde par instinct, justifié. Il est biaisé par le fait que les immigrés arrivant en France font largement partis des pauvres, comme tous les pauvres et faute du respect de la loi SRU sur la mixité géographique sociale, ils ne trouvent de logement que dans des quartiers dits Ghettos ou appelés Cités. Ce regroupement géographique est propice à l’établissement de communautés qui rendent difficile l’application du principe de laïcité, l’intégration à la société française et facilitent l’intégrisme et la radicalisation du fait de l’état de pauvreté des populations. De fait elles instaurent un état de tension sociale forte qui est préjudiciable à la paix sociale. Le véritable ennemi n’est pas l’immigration mais la pauvreté et l’insuffisance de mixité sociale. Ce sont ces deux phénomènes qui causent la délinquance dite de nécessité ou de facilité. La délinquance de nécessité étant celle qui pousse le pauvre à violer la loi dans le but d’améliorer son ordinaire, ou même dans certains cas extrêmes pour survivre. La délinquance de facilité, celle qui permet, dans le milieu fermé des « Ghéttos », d’organiser une économie parallèle fortement rémunératrice et relativement peu risquée du fait de la difficulté pour l’état d’intervenir dans ces zones qu’il a lui-même créées et se refuse à démanteler. En outre, si l’on compare ce qui est comparable, soit les statistiques de la délinquance en tenant compte de la catégorie sociale, les immigrés sont largement en dessous du taux de délinquance chez les Français.
Ceci est donc une fausse idée qui tient au traitement de la pauvreté et à une politique du logement déficiente. Le seul lien qui existe entre immigration et délinquance tient au traitement que nous faisons des immigrés en ne leur offrant d’autre choix que de vivre ensemble, en vase clos et dans des conditions de pauvreté que nous infligeons à notre population la moins favorisée. Toute discrimination faite à l’égard de ses populations, en terme de droit, de logement, d’accès au travail, ne ferait qu’augmenter les tensions sociales déjà forte dans notre pays.
En conclusion de cette première partie, il n’existe aucun désavantage à l’immigration qui ne soit du à la non application des principes de laïcité ou de mixité sociale déjà préconisés par la loi ou qui ne trouve de solution dans une meilleure répartition des richesses, principe que personnellement j’espère voir appliquer et formuler par une ou plusieures lois dans un avenir proche.
Concernant maintenant le coût financier supposé de l’immigration :
Certaines études récentes semblent montrer que l’immigration rapporte plus à la France. Peu nous importe, nous ne nous en servirons pas.
Il est hors de question pour nous d’exploiter la misère humaine même si une personne qui veut s'arracher à celle-ci est prête à accepter des conditions de travail dégradées par rapport aux citoyens du pays d'accueil, donc coûter moins cher et être capable d’effectuer les tâches les plus pénibles en étant sous payée. En ce sens nous devons lutter pour que ces tâches retrouvent une rémunération au regard de leur pénibilité ou de leur prestige (voir le statut de médecin étranger et de travailleur étranger en général).
On voit bien qu’un immigré en situation régulière ne coûte pas plus cher qu’un citoyen Français dans la même situation. Ce qui pose problème n’est donc pas l’immigré, mais l’efficience du système éducatif, la non reconnaissance ou proposition d’équivalence aux diplômes étrangers et le déficit d’emplois en France causé par la désindustrialisation, la mondialisation économique et financière et d’autres choix politiques. Nous savons que nous avons besoin de cette immigration pour faire fonctionner notre économie. Pour payer nos retraites et plus largement faire fonctionner notre système social. Étant entendu qu’il ne saurait être question de légiférer en matière de natalité, car cela serait légiférer dans un domaine qui relève du choix de chacun et donc serait une violation de la liberté individuelle.
Concernant le principe d’immigration choisie, qui n’est autre que le pillage des cerveaux organisé par notre pays au détriment des autres, il est de nature a accentuer la pression de migration car il prive les pays en question des moyens de se développer normalement et n’est donc pas souhaitable, ni pour ceux qui décrient l’immigration, ni pour ceux qui envisagent des relations apaisée avec les autres pays.
Enfin, les bienfaits de l’immigration sont eux aussi bien visibles. Leurs figures emblématiques en sont les curies, les Picasso, le zidane et tout autres personnes auxquelles notre pays à donné la chance d’affirmer leur talent et dont nous bénéficions de l’aura internationale.
D’autre part, l’immigration nous permet de rester en phase avec le monde, d’en comprendre les cultures, d’en tirer les traducteurs, de bénéficier de ses richesses culturelles, des multiplicités de point de vu sur le monde et sur la conception de la vie qui sont seules à même de permettre à la France d’aborder sereinement l’avenir qui s’annonce de plus en plus mondial dans le domaine de l’écologie comme dans celui de la coopération nécessaire entre les pays.
Il est en effet plus facile de discuter sereinement avec un pays ouvert qui a une démarche coopérative qu’avec un pays posant des miradors aux frontières et se posant en concurrent.
Ce qu'il nous faut faire:
Donner un statut légal est égal à tous les travailleurs sur notre territoire afin de créer les conditions propices a une hausse du niveau de vie plutôt qu'à une concurrence visible ou pas entre travailleurs.
Partager nos savoirs faire avec les pays qui en ont besoin et encourager leur développement dans le respect le plus grand possible de l'environnement.
Favoriser la mixité sociale géographique, voir l'imposer.
Lutter contre la pauvreté pour lutter contre la délinquance par "nécessité" et "facilité". En oeuvrant à une meilleure répartition des richesses.
Lutter contre l'autre délinquance, celle qui détourne des fonds, s'exile fiscalement, amasse inutilement des richesses au détriment de ceux qui en ont besoin et nous offrirons les moyens financiers de notre ambition.
Ne pas être solidaire des considérations qui ont poussé notre pays a considérer un être humain comme inférieur à un Français par le passé.
Créer des relation de partenariat et non de concurrence avec autres les pays. Car seules ses conditions permettent le respect de l’écosystème qui conditionne la vie humaine sur terre.
Abolir la loi de la concurrence au profit de celle de l'intérêt général et de l'entraide.
Ainsi, nous réduirons la délinquance. Quant à l'immigration, qui n'est pas un problème, il nous faudra, une fois l'engrenage immigration => pauvreté => communautarisme réglé, l'encourager pour rester un pays en phase avec le monde, réguler notre démographie et encourager l'exportation de notre modèle dans le monde au détriment de celui en place qui n'apporte que misère et destruction partout où il s'installe
La vie ne peut plus se voir comme une concurrence entre les peuples. Si nous continuons sur cette voie, nous signons nous même notre arrêt de mort, soit en encourageant le conflit entres pays, soit en favorisant la destruction à court terme de l’écosystème. Nous ne pouvons plus penser que la France peut se maintenir seule en tant qu’entité indépendante dans le monde. Nous avons besoin de solutions au niveau mondial. Cela ne passe pas par le renoncement à notre culture, à nos valeurs, mais au contraire par leur expansion dans ce qu’elles ont de plus novatrice en terme de LIBERTE, d’ÉGALITÉ, de FRATERNITE et d’UNIVERSALITÉ. Nous sommes une terre d’asile, une terre de partage, la terre des lumières et de la déclaration des droits de l’Homme, nous refermer sur nous même va à l’encontre même de nos valeurs. Ce n’est pas dans le repli que nous trouverons la solution, mais plutôt dans le partage sans pour autant être naïf et supporter ni les abus des puissants, ni ceux des états. La France est la 5ème puissance du monde, la France n’a jamais été plus riche de son histoire. L’immigration actuelle est largement inférieure à celle que nous avons connu dans le passé, et même si elle était de même nature, nous avons largement les moyens d’y répondre favorablement sans que cela ne pose de problème qui ne soit compensée par ce que nous en tirerons comme bénéfices.